Voyager dans l'ouest canadien - le grand voyageL’ouest canadien… ah oui l’ouest canadien. Rien que le nom fait rêver mais vivre cette aventure c’est encore plus fort. 

C’est un territoire très vaste et disons-le, il est impossible de prétendre l’explorer en totalité en un unique voyage. Ce voyage, je l’ai rêvé longtemps. Je souhaitais vraiment pouvoir le vivre lors de mon PVT Canada et je l’ai fait !

J’ai vraiment vécu le plus beau voyage de ma vie jusqu’à présent.

Tracé du parcours dans l'ouest canadien : Victoria - Ucluelet - Tofino - Vancouver - Wells Gray

Tracé du parcours dans l’ouest canadien (Partie 1) : Victoria – Ucluelet – Tofino – Vancouver – Wells Gray

 

 

Voyager dans l’ouest canadien : Colombie-Britannique

Avant-propos

Dans cet article, je souhaite vous parler de ce voyage qui sans doute vous fait aussi rêver. Qui ne rêve pas de l’ouest canadien ? Les paysages sont tellement splendides, dotés d’une beauté unique qui vous ensorcèle. Les courbes des montagnes qui se dessinent devant vos yeux, les glaciers majestueux (qui fondent malheureusement avec le réchauffement climatique). Comment ne pas être émerveillé de voir ces animaux là où ils doivent être. C’est-à-dire dans leur milieu naturel et non dans un zoo enfermé dans une cage. La nature est la plus belle chose que la Terre nous offre. Nous nous devons de la protéger, de la regarder, de l’aimer et de tout faire pour la sauver. J’ai pris conscience à quel point elle est si fragile et à quel point je veux que les générations futures puissent en profiter. Quel bonheur de ressentir le vent te rafraichir quand tu marches en montagne. Quelle joie quand un être aussi mignon qu’un tamia vient te chatouiller la chaussure et te regarder de ses beaux yeux.

Pour protéger cette nature, il y a certaines règles comme celle de ne pas nourrir les animaux. Pourquoi ? Car ils s’habituent à l’homme. Ils ne prennent plus l’habitude de chercher leur propre nourriture et surtout ils peuvent devenir agressifs !

Quelle tristesse de voir des déchets par terre dans certains endroits où pourtant de nombreuses poubelles ont été installées. Pourquoi salir de tels endroits qui font tellement rêver ? Mais n’exagérons rien, les sentiers que j’ai pu traverser étaient tout de même très propres, et ceci grâce au travail des agents forestiers qui veillent. Mais je tenais tout de même à partager cette indignation vis-à-vis de personnes fort peu respectueuses.

Si vous me suivez depuis un moment, vous savez la manière que j’ai de penser et je sais que vous prenez à cœur de voyager au maximum de façon responsable.

drapeau du canada

 

Le départ

Le 6 août 2016, je me dirige vers l’aéroport de Montréal pour prendre un avion qui m’emmène vers Victoria sur l’île de Vancouver après une escale à Vancouver. Dans l’avion, je me sens si content de pouvoir partir vivre cette aventure tant rêvée. Je me passe deux films dans le premier avion avant de prendre le second qui sera le plus court de ma vie. 10 minutes pour rejoindre Vancouver à Victoria. 10 minutes dans un avion à hélices. Dommage, il fait nuit, je ne peux donc pas voir les jolies îles entre ces deux destinations.

Ce voyage, nous le faisons à deux. Il est un peu plus de minuit, nous nous trouvons à l’extérieur de l’aéroport de Victoria, il n’y a pas de bus avant le matin. L’aéroport se vide tout doucement et sera fermé jusqu’à 3h30. Il y a juste une navette à 15$ par personne au lieu de 2$ par personne avec le bus public. Nous n’avons pas envie de gaspiller de l’argent pour cela sachant que l’on a de toutes façons pas d’auberge qui nous attend à Victoria même avant la prochaine nuit.

Sur un banc en face de l’aéroport, un agent de sécurité nous aperçoit plusieurs fois. Il vient à un moment vers nous pour nous proposer de dormir au 3e étage de l’aéroport. Il s’agit d’un observatoire. C’est une pièce avec plusieurs fauteuils duquel nous pourrons voir les avions décoller le lendemain. Une économie d’une nuit d’auberge et de shuttle et le plaisir au réveil après une nuit très courte de voir les avions décoller. J’aime cela.

La nuit, j’ai été éveillé plusieurs fois. De temps à autre, un agent passait faire son tour de garde. Ils nous ont demandé si nous avions un avion à prendre. Un autre gars s’est ajouté à la pièce durant la nuit, il dort sur le sol, non loin d’une prise pour charger son portable.

 

L’aventure sur l’île de Vancouver

Le matin, après quelques décollages, nous marchons vers le bus que nous devons prendre. Il y avait deux solutions. Soit prendre deux bus et donc en payer deux. Soit prendre un unique bus mais marcher. Nous avons donc, avec nos sacs à dos, marché jusqu’à l’arrêt indiqué. Nous prenons le bus 72 pour rejoindre le centre-ville de Victoria. À l’auberge, nous déposons nos sacs et partons un peu fatigués à l’exploration de la ville.

Nous passons entre autre devant le parlement, s’en suit le village des pêcheurs où je mange mon premier Fish & Chips. Pas mauvais du tout mais tout de même assez gras. Nous marchons un peu pour nous poser au bord de la mer (Detroit Juan de Fuca) où de l’autre côté se trouvent les États-Unis.

Village des pêcheurs à Victoria sur l'île de Vancouver en Colombie-Britannique au Canada

Village des pêcheurs à Victoria

Non loin de là, le parc Beacon Hill est joli. Si fleuri.

Nous rentrons à l’auberge nous reposer un peu pour récupérer du manque de sommeil accumulé. Plus tard, c’est là que j’ai débuté les premiers plans de ma nouvelle vidéo hyperlapse que vous pourrez admirer en bas de cet article.

Coucher de soleil au Village des pêcheurs à Victoria sur l'île de Vancouver en Colombie-Britannique au Canada

Coucher de soleil au Village des pêcheurs

Nous avons loué une voiture pour nous diriger vers une autre partie de l’île de Vancouver. En chemin, nous faisons un arrêt à Cathedral Grove. Un endroit fantastique grâce aux arbres âgés de 300 jusqu’à 800 ans. La « Pacific Rim Highway » est vraiment une très belle route à parcourir dans l’ouest canadien. Je vous la conseille si vous en avez l’occasion. Vous pourrez y apercevoir des nuages cachant les sommets des montagnes, si beau à voir. Après 300 km depuis Victoria, nous arrivons dans notre auberge à Ucluelet. Nous aurions aimé dormir en camping mais ils étaient déjà pleins. Un conseil, si vous voulez partir dans l’ouest de l’île de Vancouver en haute-saison, réservez bien à l’avance car tout se complète assez vite. À l’extérieur de l’auberge, il est possible de croiser des loups, des cougars ou même des ours. Pas rassurant mais je n’ai rien croisé de tout ça hormis une paisible biche sur le chemin.

La journée du 9 août a débutée en prenant mon petit-déjeuner au bord de l’océan Pacifique. Oui rien que ça. Avouez que cela a de quoi faire rêver. Seulement quelques personnes sur cette plage, principalement 3 enfants s’amusant dans l’eau et les parents veillant sur eux.

Nous partons vers la ville de Tofino, connue pour être un peu hippie et un village de pêcheurs. Je suis étonné d’y voir autant de monde. Il y fait malheureusement un peu mauvais, c’est le risque sachant que c’est l’un des endroits où il pleut le plus au Canada ! Nous allons manger un… nouveau fish & chips.

Au parc Pacific Rim face à l'océan pacifique - Parcs Canada

Au parc Pacific Rim face à l’océan pacifique

Le parc national de Pacific Rim se trouve au bord de l’océan pacifique entre les villes de Tofino et Ucluelet. Plusieurs sentiers sont disponibles. Nous avons emprunté les 6 et 8.

Nous nous étions préparé un itinéraire, il n’était pas possible de rester un jour de plus même si ça n’aurait pas été de refus. Le lendemain matin, un nouveau petit-déjeuner devant l’océan pacifique mais cette fois-ci à une autre place. Nous poursuivons par une randonnée de 2,5 km au bord de l’océan en empruntant la Wild Pacific Trail. Elle vous offrira de jolis points de vues.

Un dernier passage par la plage où enfin les rayons du soleil percent et laissent entrevoir un ciel bleu se dégageant de plus en plus au moment même où il est temps pour nous de quitter cet endroit. Voir l’océan pacifique a ce petit quelque chose de magique pour un Européen.

Au parc Pacific Rim face à l'océan pacifique - Parcs Canada

Au parc Pacific Rim face à l’océan pacifique

En route pour une dernière soirée à Victoria où j’ai eu l’occasion de voir mon premier phoque au village des pêcheurs, mais avant cela, 300 km à rouler.

Le 11 août, nous prenons un bus pour rejoindre le ferry à Swartz Bay. Celui-ci relie en 2 heures l’île de Vancouver au continent à Tsawwassen et slalome entre les belles îles. Deux bus à prendre pour rejoindre le centre-ville de Vancouver. Il y a de nombreuses choses à voir sur l’île de Vancouver, c’était un séjour bien trop court pour profiter de tout. Ce voyage est un premier aperçu de l’ouest canadien avec une priorité aux parcs nationaux de Banff et Jasper.

Ferry de Swartz Bay à Tsawwassen

Ferry de Swartz Bay à Tsawwassen

 

Vancouver, l’unique

À Vancouver, au bord de l’eau, c’est un spectacle montagneux qui s’offre juste devant nous. Sur l’eau, de nombreux hydravions décollent et atterrissent. Comme une envie d’être à l’intérieur mais ça se paie. Qui sait, peut-être plus tard.

Il y a la célèbre horloge à vapeur de Gastown. J’ai été surpris de ce quartier riche où juste à côté se trouve tout le contraire avec un quartier rempli de sans-abri. Étonné et attristé par le nombre important de personnes à la rue et le contraste flagrant de deux mondes qui s’opposent.

Le lendemain matin, je suis éveillé par des cris dans la ruelle juste en dessous de ma fenêtre. Je me questionne, c’est assez surprenant d’entendre des hurlements comme ça. En fait, il s’agissait d’un tournage de film. J’ai pu en voir plusieurs sur mon séjour à Vancouver. Cette ville est réputée pour être le lieu de tournage de nombreuses séries américaines.

Tour de Vancouver - LookOut

Tour de Vancouver – LookOut

Nous montons à la tour LookOut. De l’extérieur, elle ne paie pas de mine mais la vue en vaut la peine. De plus, il est possible d’y retourner une seconde fois sur la même journée et donc de pouvoir aller profiter d’un coucher de soleil ou de la ville illuminée.

Tour de Vancouver - LookOut

Tour de Vancouver – LookOut

Plus tard, je m’en vais découvrir une partie du Parc Stanley. C’est un joli parc qui est surtout immense. Une journée à 15 km de marche, ça use mais ça fait du bien.

Le 13 août, nous profitons d’une petite matinée tranquille avant de nous décider à aller passer l’après-midi au Pont Capilano. J’en avais bien envie. Je constate qu’il y a une navette gratuite depuis le centre-ville pour y aller. Enfin la navette est gratuite en achetant un ticket pour l’entrée du parc au prix de 40$. Oui car c’est un parc. Je pensais qu’il s’agissait d’un endroit naturel mais en fait c’est plutôt comme un parc d’attraction familial. Dommage. Je ne regrette pas d’y être allé car je voulais voir ce pont suspendu mais je suis malgré tout un peu déçu. Je devais décider entre voir le parc Capilano ou bien Moutains Groose, qui lui aussi était payant. Bon l’autre sera pour une prochaine fois.

Je pensais que la partie (Cliffwalk) qui nous emmène sur un parcours au bord d’une falaise était plus longue mais elle est bien plus petite en vrai. Je l’ai peut-être confondue avec une au beau milieu du parc de Jasper (Glacier Skywalk). Dans ce lieu, c’est un peu stressant de prendre des photos, je préfère ranger mon appareil au risque de tout faire tomber. Je privilégie le fait de me tenir et d’avancer dans la foule. Car oui, c’était bondé de monde et un peu stressant.

Le parc possède donc le célèbre pont Capilano permettant de passer de l’autre côté du parc. L’accès est contrôlé pour ne pas avoir trop de personnes dessus. Malgré tout, on est facilement 80 à passer en même temps au-dessus de 70m de vide et un pont qui se balance. Prendre une photo de soi tout seul dessus est clairement inenvisageable ! De l’autre côté, se trouve un parcours suspendu qui se fait rapidement mais qui pourra amuser les enfants. Il y a un peu de matières à lire sur des pancartes pour en apprendre davantage sur la nature. Sorti de là, en route pour réaliser un immanquable de Vancouver, c’est-à-dire aller manger des sushis. Déjà la dernière soirée à Vancouver.

 

L’aventure continue vers d’autres contrées

Le lendemain, nous quittons l’auberge à 8h20 et prenons un métro pour nous diriger jusqu’à l’aéroport. Là, se trouve notre voiture de location mais faut-il encore pouvoir trouver cette agence. Aucune indication visible depuis l’arrêt de métro. Du moins, peut-être ai-je mal regardé. Nous marchons aux deux étages différents dans l’aéroport puis sortons de là et voyons enfin proche des parkings les pancartes des agences de locations. 30 minutes de file pour pouvoir posséder notre fidèle véhicule. Sacrée Véronique ! Bah quoi, il faut bien donner un nom à notre copine de 11 jours. Nous allons en passer du temps ensemble.

Highway 99 - Belle route de l'ouest canadien

Highway 99

À 10h, nous démarrons enfin pour un premier trajet de 600 km. Un court passage à Whistler où beaucoup de monde s’est donné rendez-vous visiblement. Nous pensions pouvoir manger à côté du « Lost Lake » mais il n’est pas accessible sans devoir marcher un bon moment. Nous sommes proches, c’est déjà cela. Le petit détour aura tout de même valu la peine pour apercevoir de petits crapauds traverser le sentier pour aller vers le lac. C’est la saison des naissances, ils sont si petits que l’ont peut les écraser sans s’en apercevoir. Il faut les préserver. Une fille est là pour rappeler l’obligation au cyclistes de descendre de vélo pour une section du chemin car les nombreux panneaux ne sont visiblement pas assez explicites… Il faut véritablement regarder à chaque pas que l’on fait. Elle est avec une éprouvette pour en faire passer un maximum. C’est adorable. Au revoir les petits crapauds et bonjour à la « Highway 99 ». Cette route m’a scotché. Pourquoi ? Parce qu’elle est juste tout bonnement incroyable. Elle est si belle. Parcourir les montagnes, les lacs, prendre de l’altitude et redescendre. Une bonne partie à rouler en montagne, des fois vraiment au bord du précipice avec peu d’espace pour passer à deux véhicules. Le paysage en valait tellement la peine. Je rêvais de pouvoir voir tout cela de mes propres yeux. Elle devient un instant ma route favorite. En tout cas, elle est dans mon top 3 du Canada. J’écrirai sans doute un article un jour sur mes routes favorites au Canada mais il y en a quelques autres que je rêve de parcourir avant, j’ignore tout simplement quand j’en aurai l’occasion.

Highway 99 - Belle route de l'ouest canadien

Highway 99

 

Parc provincial de Wells Gray : une dernière étape en Colombie-Britannique

21h30, et voici enfin Clearwater ! Youhou ! Mince, il fait noir, il faut trouver notre camping. en plein milieu du parc provincial… pas si facile. Nous parcourons une route où il fait tellement sombre avec la crainte qu’un animal surgisse de la forêt d’un bord ou l’autre de la route. Il faut rouler doucement. Plus de signal, plus de réseau. Nous entrons à un moment dans le parc provincial, on se demande si nous ne sommes allés trop loin. Nous avons un numéro pour le logement, quelque chose à plus de 6000, on est à peine au numéro 1000. Mmmmh, continuer semble juste. On aperçoit un golf 20 minutes plus tard avec une bâtisse étrange et des lumières de noël tout autour mais pas de pancarte visible, nous continuons jusqu’à ne plus rien voir ! Un chemin de terre, nous y entrons en voiture car c’est toujours la bonne route. Après 5 minutes, il semble que l’on soit allés trop loin, nous sommes vraiment dans le parc là ! On ressort, on prend un autre petit chemin qui mène vers une chute mais rien. On reprend notre route à l’envers jusqu’à se demander quand nous nous arrêterons, nous faisons bien attention à chaque chemin de terre. Puis, à un moment, on arrive de nouveau devant ce golf et là… Oui c’était bien là ! Ah là là…

On vient de faire une heure de détour pour revenir à cet endroit. Notre camping possède cet étrange bâtiment. Tsss, pas possible. Les pancartes ne sont pas éclairées la nuit alors que les lumières du bâtiment oui. Nous y entrons. Une enveloppe est clouée sur la porte, c’est pour nous. Elle indique notre emplacement. Génial au moins c’est déjà ça, cool de la part de la personne à l’accueil. Il est tout de même 23h30, nous montons la tente sur la pelouse humide dans le noir le plus total. Nous nous éclairons avec une petite lampe et avons tant hâte de dormir enfin. Nous découvrirons le lieu le lendemain. Il y a l’air d’avoir des chevaux au loin, c’est ce que j’entends. Cependant, d’autres bruits étranges sont là. Sur un panneau dans la toilette est indiqué qu’il faut bien fermer la porte car les ours viennent certaines fois dire bonjour. Suis-je rassuré ? Peut-être pas à vrai dire !

Cette première nuit de camping de ma vie a été un peu froide, pourtant elle sera la moins froide de toutes celles que je ferai. J’ai l’air entier, aucun ours n’est venu me croquer. Je suis rassuré de retrouver mes pieds, mes mains et ma petite tête de zombie. En sortant, je m’aperçois qu’il s’agit bien d’un ranch. J’aime les chevaux, j’aime les regarder. Certains sont si beaux. Nous prenons la voiture et nous dirigeons vers la chute Helmcken.

Chute Helmcken au parc provincial de Wells Gray

Chute Helmcken au parc provincial de Wells Gray

C’est l’une des chutes les plus connues de l’ouest et je comprends pourquoi en la voyant, elle est juste incroyable l’eau jaillit du dessus pour se déverser dans un cratère. Nous y sommes tôt, il n’y a pas encore grand monde, pas de car de touristes. Nous poursuivons notre chemin par cette route de terre, oui la même qu’hier soir dans la nuit noire.

Nous nous arrêtons à plusieurs points d’intérêts où chaque fois il est rappelé qu’il faut prendre garde aux ours. Secrètement, j’espère en voir, mais j’avoue que j’ai envie de les voir de loin. Ça reste un animal sauvage après tout. Quelques reportages et consignes lues me permettent de savoir comment réagir mais sur le coup, j’aimerais tellement en savoir davantage, par peur de me faire attaquer.

Plus loin, nous entamons une randonnée de 4 km. Il est fortement conseillé d’avoir une bombe au sel poivrée. Nous avions regardé pour en acheter une avant de partir mais n’en avions pas trouvé. C’était peut-être inconscient de se dire « bon tout ira bien ». Ces 4 km nous ont semblé longs… très longs. Surtout après avoir vu quelques empreintes sauvages. Mais bon, ce n’était pas forcément des traces d’ours mais de cougars, ça va quoi… Cette randonnée permet d’avoir accès à deux chutes d’eaux au beau milieu de rien. Peu de personnes effectuent cette randonnée, ça me donne envie de les voir. Mais était-ce une bonne idée justement de partir à deux sans bombe anti-ours sur un chemin comme celui-là. Il est pourtant conseillé d’être plus que deux au risque de rencontrer des ours. Bon c’est toujours mieux qu’être tout seul. Le temps semble long, un peu effrayant, mais pourtant il ne s’agit que d’une simple randonnée en pleine nature. Ça va aller quoi. Wouah…… je sursaute ! Bordel, ce n’était qu’un écureuil adorable traversant la route. L’imagination peut jouer des (t)ours. En tout cas, je ne souhaiterais pas me retrouver ici seul la nuit. C’est une certitude. On se demande vraiment quand ce chemin va s’arrêter. Il est conseillé de parler, de faire du bruit, pour prévenir un ours de son arrivée. Nous parlons donc de tout et n’importe quoi à en devenir si ridicules. Chut ne le répétez pas ça. Je suis un dur aventurier.

Lac Clearwater au parc provincial de Wells Gray

Lac Clearwater au parc provincial de Wells Gray

Une fois arrivé à la voiture, nous poursuivons vers le très joli lac de Clearwater. Nous y passons un bon moment. J’y fais un peu d’hyperlapse et une photo avec mon drapeau. Nous mangeons là en profitant de la vue si agréable et du soleil se posant sur l’eau pour refléter une couleur agréable. Durant ma session d’hyperlapse, un papillon vient se poser sur moi, puis sur l’appareil. À chaque fois que je bouge un peu trop, il décolle pour venir de nouveau se reposer. Une fois terminé, il s’envole quelques mètres plus loin puis revient sur moi. Ouah, je trouve ça tellement beau. La nature a de beaux moments à offrir. Je l’aime bien ce papillon. J’ignore pourquoi il se pose sur moi mais j’ose espérer qu’il a senti que j’appréciais ce contact, de l’avoir en confiance avec moi.

Sur la route, à plusieurs reprises des écureuils traversent sur la route d’un coup, sans regarder. Certaines fois, ils sont au beau milieu de la route, il te regarde et puis fonce devant toi pour traverser le reste du chemin. C’est stressant. J’ai failli en écraser à 3 reprises mais j’ai toujours freiné à temps ou dévié. Je m’en serais tellement voulu d’écraser une pauvre petite bête ainsi. Je les trouve tellement craquants. Malheureusement, j’en ai bien vu 5 écrasés. Je n’ose imaginer s’il y en a autant d’écrasés chaque jour. Ça m’attriste. Je redouble de prudence pour ne pas mettre un terme à leur petite vie tranquille où l’homme vient surgir au beau milieu de leur état naturel avec de gros véhicules métalliques.

Par contre, je n’aurais pas pu épargner la vie d’au moins une centaine de moustiques et insectes en tous genres. L’avant de la voiture était mitraillé de traces.

En avant pour la seconde nuit de camping où malgré le froid et les éveils du aux cris d’animaux comme les oiseaux, chevaux, et je ne sais quoi encore, j’apprécie le camping. Avant de venir à Clearwater, nous avons fait un arrêt pour acheter un réchaud. Je vais expérimenter cet aspect du camping et manger les célèbres noodles. Oui, je n’avais jamais mangé ça de ma vie. Quand tu vois que ça ne coûte quasi rien à l’achat, je comprends mieux pourquoi tant de backpackers mangent cela en voyage. Ça a le mérite de remplir quelque peu l’estomac sans pour autant avoir le droit à une cuisine fantastique. Économiser un peu sur la route et en échange se payer quelques activités ne fait pas de mal. Du mal pour un bien si l’on veut.

 

Découvrez l’hyperlapse tourné durant ce voyage 

 

Découvrez la « Story d’un Belge » en Colombie-Britannique

 

À découvrir :

Partie 2 : Les parcs nationaux de Jasper et Banff

Partie 3 : Calgary, Yoho et retour à Vancouver