Pristina au Kosovo - Un peuple, une guerre, une histoireVoyager au Kosovo m’a surpris, oui J’ai été surpris par ce voyage au Kosovo car je ne m’attendais pas à ce que j’allais voir. Ce séjour a été très court, seulement 24 heures, et intense, c’est peu dire.

Suite à l’histoire récente de ce pays, j’ai évidemment dû faire face à beaucoup de gros préjugés avant mon départ, que c’était dangereux de mettre les pieds là-bas et qu’il pourrait m’arriver quelque chose, que je devais faire très attention. Ce genre de commentaires m’encourage toujours plus à vouloir démonter les préjugés et à signifier qu’ « Il faut y aller avant de juger et se rendre compte par soi-même de ce qu’il en est vraiment, et arrêter de colporter des bêtises entendues ou lues de toutes parts. La meilleure source d’information, c’est la sienne ». Je parle bien-entendu en règle générale car il est normal que certains puissent s’inquiéter d’une région du monde qui est, ou a été, en guerre.

kosovo

Du Kosovo, je n’ai vu que sa capitale Pristina, du moins le seul lieu où je me suis réellement arrêté. Le reste, j’ai pu le voir par la vitre des bus. Mais cela donne déjà un premier aperçu.

Bien évidemment, je donnerais quelques éléments historiques, géographiques et géopolitiques pour replacer ce voyage dans son contexte.

Je ne prendrai pas parti dans le débat de l’indépendance. Ni de l’appartenance du territoire appelé Kosovo. L’histoire est ce qu’elle est, je vais vous exposer quelques faits historiques et vous raconter mon expérience sur ce territoire. Je ne vais pas aller dans tous les détails mais juste donner une idée générale.

Si tu veux partir voyager au Kosovo, cet article t’apportera un maximum de réponses aux questions que tu te poses.

 

Comment voyager au Kosovo et à Pristina ?

Le Kosovo en quelques mots

Le Kosovo, c’est un petit territoire au milieu des Balkans. À l’origine, le Kosovo est une province de l’Ex-Yougoslavie.

Sur le territoire, lors d’un recensement il y a quelques années, les taux de population étaient les suivants : 8% de Serbes – 88% d’Albanais – 4% pour les Roms/Turcs/Ashkallis/Bosniaques.

La superficie du territoire est de près de 11 000 Km2 (environ 3 fois moins que la Belgique).

Au début du XXe siècle, quand se sont dessinées les frontières de l’Albanie, le Kosovo a été rattaché à la Serbie. Les Serbes et les Kosovars albanais revendiquaient les uns et les autres ce territoire.

C’est au début des années 90 qu’a commencé la guerre de Yougoslavie avec les guerres de Slovénie (1991), de Croatie (1991-1995), et de Bosnie (1992-1995). Slobodan Milosevic, ancien président Serbe de 89 à 97, et de 97 à 2000 pour la Yougoslavie, a mené une politique de persécution envers les albanais du peuple kosovars que l’on peut considérer comme une purification ethnique (vider complètement une région de ses habitants en les chassant ou en les éliminant physiquement).

En 1998, une guerre multi-ethnique a éclaté au coeur de l’Europe. Milosevic voulait conserver le Kosovo et a chassé de chez eux les Kosovars albanais. Deux communautés, Albanais et Serbes, se sont affrontées au Kosovo, ce qui a poussé l’OTAN à agir au nom de la paix.

Le 10 juin 1999, la guerre du Kosovo s’est terminée, ce territoire est alors placé sous protectorat international. Il est divisé en 5 secteurs avec une partie Française, une Anglaise, Américaine, Allemande et Italienne. La monnaie nationale est devenu l’Euro en 2002. Mais de 1999 à 2008, le statut du Kosovo étant indéterminé, le pays a été paralysé ainsi que son développement notamment politique.

Le souhait d’indépendance du Kosovo s’est fondé suite aux crimes de guerres du régime de Milosevic. Le 17 février 2008, le Kosovo a signé sa déclaration d’indépendance mais la Serbie le considère toujours comme faisant partie de la Serbie et non un état à part entière. 109 pays membres de l’ONU reconnaissent le Kosovo comme un état indépendant cependant l’ONU ne le reconnait pas en tant que tel.

Le Kosovo a pour capitale Pristina (lieu où je me suis rendu) qui est la plus grande ville du pays. Les langues officielles sont l’albanais et le serbe. Le Kosovo est un état laïc et neutre en matière de convictions religieuses.

Le 11 juin 2008, le parlement Kosovar a adopté l’hymne de la république du Kosovo, composition intitulée « Europe », sans paroles afin de respecter la nature multi-ethnique du Kosovo. Celui-ci ambitionne de pouvoir rejoindre l’Union Européenne et utilise de facto l’euro comme devise monétaire.

Le pays souffre d’un taux de chômage d’environ 40%. De plus en plus, les Albanais kosovars quittent le pays, dans l’espoir d’un avenir meilleur.

Le nord du Kosovo demeure une zone sous haute tension où il est plus risqué de circuler.

Quelques jours avant d’y mettre les pieds, sa capitale avait regroupé entre 7000 (chiffre de la police) et 150 000 (chiffre de l’opposition) personnes pour une des plus grandes manifestations que le pays a connu depuis la fin de la guerre en 99.

 

Le drapeau Kosovar

Drapeau

Drapeau Kosovo

Le drapeau a été adopté le 17 février 2008. C’est le premier drapeau officiel de la province. Une compétition a été lancée en juin 2007 pour élire ce nouveau drapeau, celui-ci devait alors refléter la nature multi-ethnique du Kosovo en interdisant l’aigle à deux têtes et les couleurs dominantes rouge-noir ou bleu-blanc qui étaient des références aux drapeaux voisins. Après 700 propositions retenues, 3 ont été sélectionnées et soumises aux votes de l’assemblée du Kosovo. Une version modifiée d’une des propositions a ainsi été choisie. De fond bleu, la forme de l’Etat se distingue par sa couleur jaune, et les six étoiles blanches symbolisent les six principales communautés ethniques de l’état, à savoir la majorité albanaise et les cinq minorités composées des Serbes, Roms, Ashkalis/Egyptiens, Bosniaques, Goranis/Turcs.

 

Petit conseil pour voyager au Kosovo

Souvent dans le voyage, il est intéressant de parler quelques mots du pays. Par contre, ici, il est déconseillé de parler Serbe ou Albanais car vous pourriez dire un mot Serbe à un Albanais ou vis-et-versa. Cela pourrait être mal vu. Préférez l’anglais, ou le français si comme nous vous tombez sur certaines personnes parlant notre langue.

 

Comment voyager au Kosovo ?

Est-il possible de voyager au Kosovo avec une carte d’identité ? Je vous répondrai que oui mais à vos risques et périls, nous avons tentés l’expérience et croyez-moi, il a fallu bien insister et apporter des preuves écrites en kosovar. Si vous le pouvez et désirez aller là-bas, préférez nettement votre cher passeport.

Par ailleurs, si vous entrez au Kosovo par la Serbie, vous n’aurez pas de soucis pour ensuite revenir en Serbie. Par contre, si vous décidez d’aller en Serbie après être entré au Kosovo par le Monténégro/Macédoine/Albanie, ce sera considéré comme une entrée clandestine en territoire Serbe. Vous devrez donc quitter le territoire et entrer en Serbie par un autre point frontière n’ayant pas de lien direct avec le Kosovo.

 

Voyager au Kosovo : mon récit

Ce 4 février 2015, 5h30, l’heure était venue de se lever et de quitter notre auberge de Skopje en Macédoine. Nous nous sommes dirigés vers la gare des bus dans ce petit froid. Il a fallu échanger quelques euros en dinars macédoniens car il n’était pas possible de payer notre billet de bus en euro. La caissière nous a indiqué qu’il n’y avait pas de bus de prévu à 7h contrairement à ce qui était indiqué sur leur site web, il était alors 6h40, il fallait attendre celui de 8h.

8h, c’est le début du voyage vers le Kosovo. 30 min plus tard, nous sommes déjà à la frontière.

La douane a contrôlé le bus suivi juste après par la police macédonienne. Nous avons passé cette première étape sans encombre.

150m plus loin, le contrôle kosovare était un peu plus compliqué.

Mon ami Nicolas avec qui j’ai fait ce voyage n’avait plus de passeport car périmé depuis quelques mois, on s’était longuement renseigné pour savoir si sa carte d’identité électronique belge suffisait. Sur le site de la diplomatie Belge, il est écrit que c’est suffisant, mais pas pour le policier, semble-t-il. Il a exigé un passeport, Nicolas lui a alors tendu son passeport périmé en lui disant bien qu’il n’était plus valide. Le policier est revenu peu de temps après avec un sourire, tapotant de son doigt le passeport en annonçant en anglais « Périmé », suivi d’un index réprobateur signifiant « NON tu ne passeras pas ». On se croyait presque dans un film, il avait une bonne tête cet acteur kosovars. On lui a alors tendu les informations émanant de notre gouvernement belge imprimées avant notre départ. Il y avait un document qui stipulait dans quels pays notre carte ID était acceptée, et le second était un texte en kosovar stipulant que l’ID était acceptée. Il a fini par le laisser passer à force d’insister mais c’était de justesse malgré tout.

Personnellement, j’étais content de retrouver mon passeport désormais baptisé par son premier tampon, qui plus est atypique…..Un tampon kosovar.

Passeport

Tampon du Kosovo sur mon passeport

À ce moment-là, on s’était demandé comment se passerait la sortie du territoire, je peux d’ores et déjà vous dire que nous n’avons pas été contrôlé par les kosovars à la frontière du Kosovo vers l’Albanie.

Je regardais de part et d’autres le paysage du Kosovo avec l’appréhension de ce que pourrait être ce pays. Trop de préjugés entendu de toutes parts.

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Gare des bus à Pristina

Arrivé à Pristina, à la gare des bus, nous avons acheté notre ticket pour le lendemain à 6h vers Tirana en Albanie. Cela s’est passé facilement, le caissier était très clair et notait sur un bout de papier les heures des bus. Pour info, vous en avez un à 5h, un autre à 6h, le suivant est à 13h30 et normalement un dernier le soir.

Nous sommes restés peu de temps au Kosovo car il s’agissait pour nous d’une étape pour la suite, on voulait avoir un aperçu de ce qu’était ce pays.

Il était temps de trouver notre auberge et pour cela nous avons suivi les indications en anglais sur notre réservation qui étaient rédigées simplement. Sur le chemin, nous sommes passés par le Bill Clinton Boulevard où nous avons aperçu la statue de Bill Clinton.

Bill Clinton

Le boulevard Bill Clinton ainsi que sa statue

30 minutes plus tard, nous sommes arrivés à l’adresse. Nous aurions pu prendre un taxi pour seulement 5 euros mais je préférais déjà avoir un premier aperçu de la ville comme lorsque j’arrive dans un nouveau lieu.

Nous sommes entrés dans le bâtiment mais rien de rien. C’est-à-dire que nous avons parcouru tous les étages sans aucune indication de l’auberge, nous avons frappé à une porte où se trouvait une notaire, elle nous a dit qu’il n’y avait pas d’auberge ici, nous avons demandé à quelqu’un dans la cage d’escalier, pareil. Bon ça avait l’air clair, il n’y avait pas d’auberge là bien que nous étions certains d’être dans le bon bâtiment car nous observions les commerces indiqués dans la description sur la feuille avec nous. Nous avons fait le tour des bâtiments mais toujours rien.

J’ai aperçu des policiers au bout de la rue et là une nouvelle aventure a commencé. J’aime bien juger l’ambiance et l’accueil d’une région en demandant mon chemin, c’est une bonne première indication de ce que peut être la suite, bien qu’une personne n’est pas révélatrice de la population entière.

Arrivé près d’eux, je leur ai montré la feuille et leur ai demandé s’ils savaient où ça se trouvait. L’un d’eux m’a demandé ce qu’était un Hostel par rapport à un hôtel. Dans mon « joli » anglais (oui bon ok je ne fais que baragouiner mais bon chut….^^), je tente de leur expliquer en 2-3 mots qu’un Hostel est un lieu d’hébergement pour jeunes et pas très cher (même si honnêtement c’est bien plus que ça mais je ne savais pas trop quoi dire sur le moment pour bien différencier le tout).

Après une petite minute de discussion, ils nous ont invité à les suivre et se sont renseignés près du bâtiment où nous étions. Personne ne semblait savoir de quoi l’on parlait. Cet Hostel avait juste l’air de vraiment ne pas exister.

Ils nous ont de nouveau invité à les suivre, entre-temps nous avons parlé avec eux. L’un d’eux avait vécu en Belgique, il a sorti son téléphone et avait l’air de chercher une photo, il a fini par nous montrer une photo de l’Atomium et s’est mis à rire.

Square

Le square Mère Thérésa

Nous nous sommes retrouvés sur la place principale de Pristina, le square Mère Thérésa, l’autre policier a sorti son téléphone et est même allé jusqu’à appeler leur commissariat. Nous sommes entrés ensuite dans le grand hôtel de la ville de Pristina. La femme à l’accueil ne connaissait pas du tout. Le même policier a alors appelé les numéros de téléphone sur notre document mais les numéros n’avaient pas l’air d’être reliés à qui que ce soit. Tout ça continuait de ne pas sentir très bon.

Nous sommes sortis de l’hôtel et les policiers se sont dirigés vers des chauffeurs de taxi pour leur demander ce qu’il en était. L’un des chauffeurs a prétendu savoir où cela se trouvait, nous l’avons donc suivi. Nous avons remercié les policiers qui avaient tout de même passé plus de 30 minutes à se démener pour nous, une bonne poignée de main et l’aventure continuait. Nous avons fini par payer les 5 euros prévus à la base pour un taxi, mais au moins l’aventure vécue avait value la peine de tenter par soi-même. Sinon où nous aurait emmené le chauffeur dès le départ, si ce n’est dans un lieu qui n’existait probablement pas…. Ah oui, je ne vous ai pas dit, mais en fait tout ne s’arrête pas là (heureusement ou malheureusement, c’est à voir ^^)

Le chauffeur parlait un peu français, donc nous avons discuté un peu. On était un peu gênés de lui dire que l’on repartait déjà le lendemain matin alors qu’il était déjà plus de 11 heures.

Il s’est garé et nous sommes sortis de la voiture, il nous a dit qu’il venait avec nous jusqu’au lieu, nous avons marché jusqu’à l’hostel qui portait un nom n’ayant absolument rien à voir avec celui que nous avions réservé.

J’ai suspecté qu’il avait juste tenté de filer deux clients à son ami vu qu’ils avaient l’air de bien se connaître.

Nous lui avons fait remarqué qu’il ne s’agissait pas de notre auberge, le chauffeur a aussi tenté d’appeler les numéros mais personne ne répondait. Nous avons décidé de rester dans cet Hostel plutôt que de se retrouver sans rien (même si en cherchant, nous aurions pu en trouver d’autres dont un que j’avais repéré sur le chemin au cas où) mais nous avions assez perdu de temps comme cela. Nous avons profité pour commander ce taxi le lendemain à 5h30 pour nous emmener à la gare des bus. Nous nous sommes tellement éloignés de la gare que nous aurions eu plus de 45 minutes de marche. Le chauffeur nous a serré la main et nous a souhaité une bonne journée.

Le propriétaire de l’hostel a été également très sympathique avec nous.

Il s’est mis à neiger et nous avons donc patienté un peu avant d’enfin découvrir pour toute l’après-midi et la soirée la ville de Pristina. Notre timing ne nous avait pas permis de rester plus longtemps et sur le coup on trouvait cela dommage car on faisait face à une grande hospitalité et complicité avec la population.

Le propriétaire parlait français car celui-ci avait vécu en Belgique durant plusieurs années. Il nous avait parlé de son pays, nous avait expliqué qu’il y avait une belle région remplie de ruines dans le pays (Prizren) car il y avait eu pas mal de civilisations différentes.

Nous sommes sortis sous la pluie pour nous diriger vers le musée de l’ethnographie indiqué par le propriétaire de l’hostel, vu la pluie, il nous a proposé un parapluie, bien aimable. Il ne semblait pas y avoir d’égouts dans la ville, l’eau coulait le long des rues et c’était un peu une piscine à ciel ouvert. Nous sommes arrivés trempés au musée.

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Une pièce du musée de l’ethnologie

Nous avons visité un des deux bâtiments, puis avons patienté le temps que la pluie se calme. Dans ce musée, ouvert en 2006, vous trouverez des informations autour de 4 thèmes concernant le cycle de la vie d’un habitant « La naissance – La vie – La mort – Patrimoine immatériel ». Vous en apprendrez sur leur vie familial, leur rites, leur culture et tradition.

Tenues

Deux tenues du musée de l’ethnologie

Page Facebook du musée

En sortant, le guide nous a aperçu de sa petite maisonnette au loin, il nous a fait un grand signe de la main puis nous a rejoint. Il nous a proposé d’expliquer un peu ce musée et nous a parlé un peu du Kosovo par la même occasion ainsi que des mets du pays. Une personne vraiment sympathique.

 

Musée du Kosovo

Musée du Kosovo

 

Nous sommes partis ensuite à la recherche du musée du Kosovo qui raconte l’histoire du pays, donc surtout de la guerre. Une partie au rez-de-chaussée était en anglais mais l’étage, lui, était complètement en Albanais, ce que j’ai regretté car le tout était très intéressant. Il est expliqué au rez-de-chaussée comment une famille s’était battue pour la liberté contre les serbes. L’étage est consacré à l’OTAN face à la guerre du Kosovo et la presse internationale.

 

Musée du Kosovo - Voyager au Kosovo

Musée du Kosovo – Voyager au Kosovo

Page Facebook du musée

Sachez que les deux musées sont gratuits.

Nous avons marché un peu pour découvrir la ville tel que la statue de mère Thérésa et quelques rues aux alentours. J’en ai profité pour acheter un journal Kosovar car ce n’est pas tous les jours que l’on peut faire ça. Nous avons terminé la journée par un petit resto à 4€ pour une pizza et une boisson, les repas ne sont vraiment pas chers dans ce pays. En rentrant, nous avons demandé à l’aubergiste pour avoir un chauffage car il faisait vraiment froid dans la chambre.

 

Statue de Mère Thérésa

Statue de Mère Thérésa

Le lendemain à 4h45, debout. Nous nous sommes préparés. À 5h25, le réceptionniste a frappé à notre porte pour nous dire que le chauffeur de taxi était là. Heureusement, il ne nous a pas fait faux-bond. Le taxi nous a coûté 5€ chacun (tarif de nuit) bien que le compteur n’a tout de même jamais été enclenché, sacré chenapan.

Bus

Trajet en bus vers l’Albanie

Nous sommes montés dans le bus à 5h40 et avons démarré à 6h. Nous sommes passés par Priszen, ville dont l’aubergiste nous avait parlé. Plus tard, pas de contrôle à la frontière Kosovare, le contrôle frontière albanais n’avait pas posé de problème avec une carte ID. À certains endroits, nous étions assez haut en montagne, il y avait pas mal de neige mais la route était dégagée. Par contre, il y avait un gros brouillard et on ne voyait presque rien. Nous avons même reçu deux collations sur le trajet jusqu’à Tirana en Albanie youhou…

 

Conclusion

C’est la fin de cette aventure un peu unique, dont la destination fait fantasmer les gens avec leurs préjugés. Voyager au Kosovo n’est pas courant, il faut dire que cette destination est peu commune (tout comme Tchernobyl et la Transnistrie) mais mérite franchement de s’y intéresser ne fusse-ce qu’un instant. Nous nous sommes peut-être fait arnaqué sur cette auberge inexistante qui pourtant était référencée sur un site bien connu, nous avons prévenu le site en question où nous avions réservé. Depuis, ils se sont excusés de ce désagrément et l’auberge a disparue de leur site web. Mais cette petite folie nous aura permis de tester l’amabilité des kosovares. Une expérience dont je vais me souvenir longtemps, j’en suis sûr.

Newborn - Voyager au Kosovo

Newborn – Symbole de la liberté du Kosovo – Voyager au Kosovo

Pour plus d’informations sur le fait de voyager au Kosovo, je vous invite à visiter ce site web.

 

Avez-vous eu l’occasion de voyager au Kosovo ? Peut-être seulement Pristina ? Si oui, qu’avez-vous pensé de votre visite ? Si non, souhaitez-vous partir voyager au Kosovo un de ces jours ?

 

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